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  • Marc Reisinger

Le Dr Folamour nous a mis la vaseline

Dernière mise à jour : 1 juin 2023


Dr Folamour, chef d’œuvre de Stanley Kubrick, où Peter Sellers tient trois rôles principaux, me paraît suffisamment oublié pour en rappeler l’intrigue. Le général Jack Ripper (« éventreur »), atteint de folie paranoïaque, déclenche une attaque nucléaire massive contre l’URSS, avant de se retirer dans son poste de commandement, coupé de l’extérieur.


Le Dr Folamour, ancien nazi recruté par les Américains, dont le bras artificiel ne peut réprimer un salut nazi occasionnel, a mis au point une système de riposte automatique globale contre toute attaque nucléaire des Etats-Unis. Le problème est que les Russes l’ont imité. Le monde court donc vers sa destruction globale inéluctable.


Le Président des Etats-Unis parvient à rappeler la plupart des bombardiers, mais ne voit pas d’autre solution que de prévenir les Russes afin qu’ils abattent ceux qui sont restés hors-contact. L’un de ceux-ci largue cependant sa bombe et le film se termine une seconde avant l’apocalypse.


Le film est sorti en 1964, pendant la guerre froide et la guerre du Vietnam, un an après l’assassinat de John Kennedy, qui tentait d’y mettre fin. C’est aussi la grande période du mouvement pacifiste, des hippies et des révoltes étudiantes.

Ce qui a changé aujourd’hui c’est que la jeunesse et la presse jadis progressistes applaudissent les nouveaux Dr Folamour. La guerre froide a été remplacée par la guerre à la terreur, puis par la guerre biologique couvant discrètement depuis la pseudo-attaque à l’anthrax irakien de 2001

 

VOIR :

Aux sources de la bio-terreur


Le complexe militaro-industriel, de la guerre à la biodéfense

 

Le programme de guerre biologique du Pentagone finançait, à travers le National Institute of Health du Dr Fauci, la recherche sur les virus chimères qui a mené à la pandémie de Covid-19, nouveau jeu de guerre qui a mal tourné.

 

VOIR :

 

Le changement social profond par rapport aux années 1960, est que les médias dominants sont désormais entre les mains du Capital et de l’Etat profond. Au risque d’être vulgaire, je crains que le bras fou du Dr Folamour ait été enduit aujourd'hui de la vaseline de la désinformation. Un sondage d’opinion récent montre que la «gauche » américaine admire le FBI, la CIA et le département de la Sécurité. La jeunesse, jadis contestataire, vénère aujourd’hui la censure étatique.


La triple alliance de paranoïa militaire, de cupidité capitaliste et de corruption scientifique représente une menace majeure pour la démocratie. La liberté d’expression est à reconquérir lentement par des médias alternatifs, Twitter (depuis Elon Musk), Substrack, Odyssee, etc.


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