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  • Marc Reisinger

Trump inculpé pour ses pensées

"L'acte d'accusation repose sur l'idée que les affirmations de Trump selon lesquelles il y aurait eu une fraude, une fraude déterminante pour l'élection de 2020, étaient à la fois fausses et que Trump savait qu'elles étaient fausses."


En vertu du Premier amendement de la Constitution américaine, la Justice ne peut pas attaquer Trump pour ce qu'il a dit. Elle va montrer ce qu'il pensait. C'était à peu près la tâche des tribunaux de l'Inquisition.



Texte traduit et adapté de l'excellent journaliste Glenn Greenwald

 

Ce que les libéraux voulaient vraiment, c'était une accusation visant à faire condamner le président Trump pour avoir "inspiré" ou "conçu" ce qu'ils considéraient toujours comme l'insurrection du 6 janvier, à savoir une émeute de trois heures.


Ce qu'ils espéraient, c'était une théorie selon laquelle, avec le discours que Trump a prononcé devant la foule qui s'était rassemblée, il leur a essentiellement ordonné de se rendre au Capitole et de se livrer à des actes de violence, et ce faisant, il en est devenu responsable. Il est clair que cette théorie est non seulement douteuse, mais aussi dangereuse.


Selon le premier amendement, toute forme d'expression politique, même celle qui prône la nécessité de recourir à la violence pour répondre à l'injustice politique, est protégée par la clause de liberté d'expression, tant qu'elle ne conduit pas à l'incitation imminente d'une foule rassemblée, c'est-à-dire que quelqu'un dit à une foule rassemblée au coin de la rue : "Allez brûler cette maison", et qu'ils vont ensuite brûler cette maison.


Bien sûr, les libéraux entendent cela et pensent que Trump relève de cette exception, mais Trump a dit à la foule : "Marchons vers le Capitole et faisons-le pacifiquement." Il était donc presque impossible d'intenter une action en justice sur la base du rêve des libéraux selon lequel Trump serait accusé d'avoir incité à ce qu'ils appellent une insurrection.


Au lieu de cela, le Procureur a présenté une affaire qui soulève effectivement des questions de liberté d'expression, car l'acte d'accusation repose sur l'idée que les affirmations de Trump selon lesquelles il y aurait eu une fraude, une fraude déterminante pour l'élection de 2020, étaient à la fois fausses et que Trump savait qu'elles étaient fausses.


Il s'agit donc essentiellement d'un moyen de criminaliser la désinformation. Il s'agit de dire que Trump a diffusé de la désinformation. Il a ensuite déposé une requête auprès du gouvernement sur la base de sa fausse déclaration, et c'est en quelque sorte un crime.


Cet acte d'accusation soulève des questions pressantes concernant la liberté d'expression, son intention et les contours du pouvoir présidentiel, même si le procureur a déclaré dans son acte d'accusation que ce n'était pas le cas.



PS: Maintenant que Trump est inculpé pour les événement du 6 Janvier et qu'il a donc le droit de réclamer tous les témoignages qu'il souhaite, la Commission d'enquête du Sénat sur ces événements a effacé ses propre données, tous les résultats de ce travail prétendument si important.


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