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  • Marc Reisinger

Une humanité fatiguée

D’où vient cet amour du malheur dans lequel nous nous engouffrons à la moindre alerte : changement climatique, montée des eaux, covid...?


On imagine volontiers que ça vient d'en haut : Bill Gates, Soros et les puissants de ce monde nous enfoncent la tête dans le sac. Or, nantis et politiciens sont plutôt des opportunistes : ils profitent du délire ambiant, quitte à le mettre en forme pour en tirer profit.


J’observe plutôt les signes d’une humanité fatiguée d’elle-même, obligée de renoncer à d'anciennes croyances, au sens de la vie (religions, communisme…) sans parvenir à saisir la valeur de la vie : la joie, l'énergie. Une humanité qui entretient sa terreur, rêve d’hécatombes et néglige en même temps la mort.


Nietzsche avait vu cela : pour lui, le pessimisme est un signe de déclin, de décadence. Ce qui "décline" est la volonté, volonté qui est la vie, l’essence de la vie – la volonté de puissance – (que Spinoza appelait conatus, ou volonté de « persévérer dans son être »).



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